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Un regard de beauté et de bonté sur la vie et tout ce qu'elle nous offre au quotidien.

Jean-Marie Pelt : l’espérance du semeur

Jean-Marie Pelt : l’espérance du semeur

Quel rôle a joué la nature dans votre vie ?

Mes parents et mes grands-parents ont mis en place deux piliers dans mon éducation lorsque j’étais tout petit. Mon grand-père était jardinier et j’ai été élevé au jardin où j’allais l’aider. Il avait également des abeilles, un chien, et le monde des plantes et des animaux m’a été familier dès la petite enfance. Ensuite, pendant la guerre, nous avons vécu dans une ferme des plus archaïques, dans l’Auvergne profonde, et j’ai été totalement immergé dans la nature : se baigner dans la rivière, grimper dans les arbres, jouer dans le foin – tout ce que les jeunes ne font plus de nos jours – était mon quotidien.

C’était une éducation radicalement différente de celle d’aujourd’hui. Le mot technologie n’existait pas, et la chose non plus évidemment, puisqu’il n’y avait même pas de voiture. Cette immersion dans la nature, enfant, m’a apporté un équilibre et un sentiment très fort d’appartenance, qui s’étendait aussi au cosmos : j’adorais regarder les étoiles, je grimpais dans les arbres pour mieux les contempler, je me sentais relié. C’est ce sentiment que les jeunes ont, pour la plupart, perdu. La spiritualité, quant à elle, m’a été transmise par mes parents et mon grand-père, catholiques, croyants, pratiquants.

Notre société a totalement perdu à la fois l’attache à la nature par l’enracinement ainsi que l’immersion et l’élan de la spiritualité, conséquence du phénomène de déchristianisation en Europe, extrêmement rapide et frappant […]. Nous sommes donc dénutris, et les jeunes tout particulièrement. Je suis convaincu que ce fameux mal-être, pointé à la fois par les psychologues et les instituts de sondage, est très largement lié à cette double rupture.

Jean-Marie Pelt : l’espérance du semeur

Choisir entre la sobriété et la démesure

Il est intéressant de constater que ces deux ruptures sont contemporaines et de les considérer ensemble. Cependant associer nature et spiritualité, dans un siècle matérialiste, où la nature est souvent vue, même par ceux qui lui accordent de l’importance, comme quelque chose de purement matériel, est un peu provocateur. Comment étayez- vous cette association ?

J’ai parcouru les grandes traditions spirituelles du monde pour regarder comment elles parlaient de la nature et comment elles faisaient vivre leurs adeptes en relation avec la nature. J’ai trouvé des points communs à toutes les spiritualités, dont trois qui me paraissent extrêmement importants par rapport à notre civilisation.

Le premier tient à l’idée de modération dans l’usage des ressources et dans les consommations. Appelons-le la sobriété. La recommandation d’être sobre se retrouve partout : dans le bouddhisme, c’est l’extinction du désir ; dans le taoïsme, c’est le non-agir ; dans le christianisme, c’est la belle parabole des oiseaux du ciel et des lys des champs ; dans les traditions amérindiennes, c’est l’appel à un usage extrêmement modéré de la nature, de laquelle on ne prélève – par la chasse, la pêche ou la cueillette – que ce dont on a besoin dans l’immédiat pour vivre. C’est en total décalage avec le consumérisme dans lequel nous vivons. […]

Le deuxième point évoque le fait que l’homme et la nature sont étroitement liés et que, lorsque l’un « dérape », tout dérape avec lui. La Bible l’évoque nettement chez les Hébreux : après que le fruit de l’Arbre de la connaissance a été mangé, Adam et Ève quittent le paradis et la Terre fait pousser des chardons. Symboliquement, on peut dire que le « mal » entre alors dans le système. À l’inverse, lors du Déluge, la nature, représentée par les animaux, est sauvée en même temps que l’homme. Il y a cette association dans toutes les traditions et notamment dans l’islam où elle est très fortement présente, avec l’idée qu’il ne faut pas déranger la Terre, que l’on doit reconnaître et respecter l’ordre divin. Aujourd’hui, on ne peut que le constater, l’homme « déraille » et c’est le réchauffement climatique – illustration parfaite de cette idée. Nous avons modifié profondément les grands équilibres de la nature et nous en subissons en boomerang les conséquences, à titre de réciprocité.

Le troisième point, qui est très présent dans la pensée grecque – mais qui l’est également dans la Bible – est ce que les Grecs appelaient l’ubris, la démesure, traduite dans le mythe de Prométhée. Quand l’homme se prend pour un dieu, tout se dérègle également. Dans pratiquement toutes les traditions, Prométhée – ou son équivalent – est puni, comme Adam et Ève le sont, comme le docteur Faust l’est aussi sur sa fin. Si nous sommes lucides, nous ne pouvons que voir que nous sommes actuellement dans le mythe de Prométhée, dans une phase de l’Histoire où le progrès scientifique repousse les limites de la puissance de l’homme et où l’homme, se posant lui-même en demi-dieu, abandonne Dieu. C’est particulièrement visible dans le mouvement contemporain des sciences, de la technologie et de l’économie : l’homme y a pris la place de Dieu. Cela donnera immanquablement l’accident prométhéen, c’est-à-dire que cela se retournera – et se retourne déjà – contre lui en fin de compte.

Ces trois idées se retrouvant dans toutes les traditions. Nous pouvons donc en déduire que nous sommes totalement en porte-à-faux par rapport à tout ce qu’ont dit les Sagesses. Et notre société subit en conséquence les maux que l’on connaît.

Jean-Marie Pelt : l’espérance du semeur

Les civilisations sont mortelles

J’ai été très frappé de trouver dans les textes de l’hindouisme la notion de Kali Yuga, d’âge sombre, qui marque la fin d’un cycle où tout va très vite et mène à la décadence finale, point de départ d’un nouveau cycle. Il y a des analogies stupéfiantes entre ce qui se passe aujourd’hui et ce que disent des textes comme les Puranas, écrits il y a 3’000 ans, où l’on peut lire : « Des hommes qui ne possèdent pas les vertus de guerriers deviendront rois. Des savants seront au service d’hommes médiocres, vaniteux ou haineux. [...] Il y aura beaucoup de mendiants et de sans travail [...], l’eau manquera [...]. Les gens massacreront les femmes et les enfants. [...]. La négligence, la maladie, la faim, la peur se répandront... » C’est extraordinaire.

Nous en sommes à ce point de notre Histoire, où il nous faut réfléchir au fait que, par notre pouvoir et notre puissance, c’est nous qui conduisons cette évolution – nous ne sommes pas dans une sorte de fatalité – mais que nous la conduisons mal, et de plus, dans un système d’accélération fabuleux. Les civilisations sont mortelles, disait justement Paul Valéry. Aujourd’hui cependant, nous n’avons plus qu’une seule civilisation, la civilisation américaine, capitaliste, libérale et planétaire. Si nous considérons avec Valéry qu’elle est mortelle, nous mourrons avec !

Nous sommes dans une société décadente, c’est la première fois que je le dis aussi crûment, et c’est effectivement la fin. Mais pour un croyant, la Terre nouvelle et les Cieux nouveaux sont heureusement la suite de cet épisode actuel. C’est pourquoi je cite l’Apocalypse en conclusion de mon livre : c’est la fin, installée dans l’espérance chrétienne.

« La responsabilité de l’être humain »

Les Puranas que vous citez peuvent faire croire à une sorte de fatalité, puisque nos propres dérèglements, et leurs conclusions, ont été vus par intuition il y a 3’000 ans. Or vous venez de dire que nous ne sommes pas dans un processus fatal, puisque c’est nous qui conduisons l’évolution. L’homme est-il déterminé à mener à terme le projet prométhéen dans lequel nous sommes ?

Il est dans la nature de l’homme d’être à la fois le Sapiens, comme il s’est baptisé lui-même, et le Demens comme l’a baptisé Edgar Morin. Nous sommes à un carrefour où l’évolution biologique va beaucoup moins vite que l’évolution que nous imposons à la planète, à la nature et à la société. Sans en être conscients tout d’abord, nous nous sommes posés à la tête du processus. Aujourd’hui, il faut prendre conscience du fait que c’est bien nous qui déterminons l’avenir. Et à partir de là, nous devrions faire les bons choix.

Dans le concept du développement durable, le fameux souci des enfants et des générations futures est le choix de leur laisser la possibilité et la liberté de vivre et d’agir dans un monde que nous n’aurons pas, nous, complètement détruit. Nous sommes donc investis d’une immense responsabilité.

Pourquoi avons-nous tant de mal à nous inscrire dans une évolution humaniste et spirituelle du monde ? Parce que nous avons enfanté ces concepts et ces manières de faire propres à notre civilisation, que sont l’argent et la science. Petit à petit – et le processus s’est en fait engagé à partir du XIIIe siècle – s’est imposée une religion de l’argent dans le capitalisme, qui s’est couplée à une religion de la science. Celle-ci, à son tour, sous l’influence du capitalisme et de l’argent, est devenue cette technoscience qui nous envahit d’engins dont nous n’avons pas besoin, mais qui est une machine à faire de l’argent. En conséquence, les aspirations spirituelles ont petit à petit été vidées de tout contenu au profit d’une boulimie de consommation matérielle d’une technologie toujours plus pointue.

Jean-Marie Pelt : l’espérance du semeur

Spiritualité et méta-écologie

À qui appartient-il en priorité de redresser la barre ? Aux écologistes, aux leaders spirituels ?

Je pense qu’il doit y avoir une conjonction entre les écologistes et les leaders spirituels. Il faut ce que j’appelle la méta-écologie, c’est-à-dire une écologie qui ne soit pas seulement orientée vers de meilleures pratiques matérielles, mais qui ait aussi une élévation. Malheureusement, on ne sent pas cette élévation dans la très grande majorité des courants écologiques contemporains. […]

Même le développement durable est essentiellement technique, économique, et n’a pas d’élan spirituel clair sous-jacent. C’est la raison pour laquelle je pense que cela ne marchera pas. Il faut en effet un levier pour faire changer les manières d’être des gens, il faut qu’ils aient dans leur esprit et dans leur cœur le sens de la finalité de ce qu’ils font et donc aussi une conscience des comportements nouveaux à adopter. C’est beaucoup plus facile lorsque l’on est porté par un élan spirituel. Porté par rien, il ne reste que le « moi d’abord » – symbole de notre société où, en conséquence, le moteur n’a pas d’essence. Je pense qu’on ne peut pas réussir une grande transformation comparable à ce qu’a été la révolution du néolithique ou la révolution industrielle, c’est-à-dire une grande révolution écologique, sans que celle-ci soit portée par un grand élan de spiritualité, fût-ce une spiritualité laïque. […]

La spiritualité laïque correspond à l’idée que les Grecs avaient des valeurs, morales, sociétales, de ce qui fait tenir ensemble une communauté d’hommes. En fait, c’est l’humanisme. Il y a plusieurs manières de se situer lorsqu’on est en-dehors des grands courants spirituels ou religieux. On peut se situer dans une sorte d’épicurisme un peu décadent qui s’exprime par le fameux « moi d’abord » dont j’ai dit qu’il était le cœur de notre société actuellement, ou bien se situer dans une sorte de stoïcisme, à la fois orienté vers la sobriété, la rigueur morale, la non-dégradation des relations entre l’homme et son environnement, y compris humain. À nous de choisir, en fonction de nos prises de conscience.

L’intelligence de la Vie

Ce sont des valeurs assez « horizontales ». Ne leur manque-t-il pas le souffle, cet élan dont vous parliez au début de cet entretien ?

Vous avez raison, le souffle est très important. Quand on est chrétien, on pense au Saint-Esprit qui en est le symbole. C’est bien pour cela que je pense que les croyants devraient avoir un rôle moteur. Ce souffle est partout, il est chez les soufis, chez le Dalaï Lama... mais il faut qu’il soit entendu par un monde médiatique qui filtre tout à sa façon. À la veille de Noël, on ne voit surtout deux choses à la télévision : la bouffe et la techno ! […]

On a complètement séparé la culture et la spiritualité. C’est un hiatus très fâcheux parce que l’on crée, par une sorte de répression sans doute inconsciente, ce mal-être dont j’ai parlé et qui est partout décrit, sans être relié cependant à sa cause. Je ne crois pas que la seule satisfaction des besoins matériels, y compris ceux qui ne sont pas des besoins réels mais qui sont créés par la publicité, puisse conduire à un épanouissement complet de l’être. Il faut qu’il y ait un « plus grand que soi ». Et c’est cela en fait la spiritualité : sortir du « moi-je » pour aller vers un « nous » avec un « plus grand que soi » – qui peut être l’humanité tout entière. Cela sera l’humanisme, ou le divin pour les croyants.

D’après votre expérience de biologiste et par rapport au panthéisme que vous venez d’évoquer, pensez-vous qu’il y ait un « esprit de la nature » ?

Je crois qu’il y a un esprit et une intelligence dans la nature qui nous dépassent totalement. On ne peut qu’être étonné, ne serait-ce que dans nos rapports avec un chat, un chien : comment cela « marche » un chat, un chien ? Qu’y a-t-il dans le cerveau de mon petit chat qui se roule sur le dos dès que j’arrive ? Quel lien entretient-il avec le divin auquel je crois ? Il nous est impossible de nous approprier la totalité du savoir. Malgré tous les progrès de la science, nous butons sans cesse sur des limites : on ne peut jamais atteindre l’horizon ! Il y a un infini qui nous échappera toujours. Cette intelligence de la Vie, c’est « génial », comme diraient les jeunes. Mais cela devrait nous inciter à être admiratifs et contemplatifs et non à prétendre avoir les explications ultimes de choses que nous ne détenons pas, en fait.

Jean-Marie Pelt : l’espérance du semeur

Une vocation de réconciliation

Peut-on alors mettre une frontière entre vivant et non-vivant, comme les biologistes ont tenté de le faire autrefois ?

Il y a de grands seuils, comme le disait le père Teilhard de Chardin. Il y a le seuil de la vie et le seuil de la pensée, mais ce n’est pas tranché de manière nette, c’est un fondu-enchaîné. L’évolution passe d’un stade à un stade plus avancé de façon progressive, de sorte que l’on ne peut aujourd’hui que constater que les grands singes anthropoïdes ont une certaine intelligence. Même s’ils n’atteignent pas les performances humaines dans la fabrication d’outils, ils sont capables d’un minimum de technicité, de sentiments...

L’homme est effectivement au sommet, parce qu’il a fait une percée, c’est évident. […] Or, être au sommet a comme seule et unique conséquence de nous conférer une responsabilité. L’homme est celui qui est en charge de la survie de l’ensemble. Il ne peut se décharger de cela, puisqu’il sait qu’il ne peut pas vivre sans les autres êtres vivants, ne serait-ce que pour se nourrir. Les musulmans disent de l’être humain qu’il est le lieu-tenant d’Allah, c’est-à-dire celui qui « tient lieu de ». Nous sommes à la fois en émergence rapide et en responsabilité accrue, les deux vont de pair.

Si l’on voit bien de quoi l’homme est redevable à la nature, est-ce que l’on peut penser que la nature attend quelque chose de l’homme ?

Dans ce domaine effectivement, j’aurais tendance à aller beaucoup plus loin que les écologistes. Je suis frappé qu’on ait fait du loup un chien. Et un chien, c’est merveilleux. Une sorte d’apprivoisement de la nature a été réussie, comme l’homme l’a fait également avec les fleurs en les rendant progressivement si belles. Nous sommes allés de la nature sauvage au jardin. Et le jardin est le symbole du lien, du paradis, qui n’est pas exclusif au christianisme, mais que l’on retrouve dans la Perse, dans la Babylonie, dans le mythe de l’Âge d’or des Grecs...

Nous sommes engagés dans un processus qui améliore ou qui crée un lien plus fort entre la nature et l’humanité. De très beaux textes d’Isaïe évoquent la fin des temps où le lion et le bœuf mangeront de la paille ensemble, où le petit enfant mettra sa main dans le trou de la vipère, où cessera la lutte entre le loup et l’agneau, etc. Mais en même temps, il y a cette abomination des élevages industriels – l’exact contraire ! L’homme est ainsi fait qu’il est capable d’une chose et de son contraire. C’est la dualité de la nature humaine. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a un projet de réconciliation en pointillé et qui aboutira, évidemment, à la fin des temps. L’Homme a pour vocation de réconcilier.

Etre des veilleurs et des semeurs

Est-ce qu’une autre solution ne serait pas de réintégrer nos enfants dans la nature ?

C’est une autre piste. Jamais nous n’avons été si loin de la nature et jamais nous n’avons autant parlé de la protection de celle-ci, de la biodiversité, de l’initiation à la nature. Lorsque j’étais enfant, rien de tout cela n’existait puisque nous étions dedans, comme des Indiens ! Malheureusement aujourd’hui, la grande aventure est toujours la technologie, et celle-ci ne fait que nous séparer toujours plus de la nature. Je n’ai pas la formule magique pour inverser la tendance. Nous ne pouvons qu’être des veilleurs, ceux qui alertent et émettent des signaux. Mais nous ne pourrons pas faire que, demain, il n’y ait pas une télévision pour les bébés ! Il y a un courant pervers, puissant.

Peut-on rester malgré tout optimiste ? Vous avez évoqué la théorie des cycles en parlant du Kali Yuga de l’Inde, que pensez-vous de celui évoqué dans le calendrier maya et qui prévoit la fin de ce cycle pour 2012, c’est-à-dire très prochainement ?

Généralement dans l’Histoire, quand les civilisations se sont trouvées dans de telles situations, les effondrements ont été spontanés, se produisant de l’intérieur : l’Empire romain s’est effondré à partir du moment où les Romains n’ont plus cru à leurs dieux, les Khmers quand leur système d’irrigation technologique est devenu tellement sophistiqué qu’il a fini par ne plus marcher du tout. C’est la thèse de l’historien Toynbee et je pense qu’il a raison.

Je crois profondément que nous sommes à la fin d’un cycle. Plus crûment encore, je crois que cela ne peut pas continuer comme cela, c’est impossible. Nous sommes dans une sorte de fuite en avant éperdue où il n’y a plus de sécurité, plus de point de repère nulle part. La façon dont nous fonctionnons aujourd’hui, cette vitesse effrénée, effrayante, tout cela n’est pas durable. Ce sont les signes de la fin d’un cycle. La sophistication technologique est également significative d’une fin de cycle. En biologie, on le voit très bien : quand un phylum commence à manifester des radiations évolutives intenses, il s’arrête tout à coup, c’est une impasse. Mais la fin d’un cycle ne signifie pas forcément la fin du monde, c’est la fin d’un certain monde.

Tout ce qui se sème en ce moment, à travers ce que nous disons, ce que nous faisons, sont des graines qui germeront à leur moment et nous devons continuer à semer.

Références de cet article :

Alliance pour une Europe, No 16, janvier-février 2008.

A commander pour lire l’intégralité de l’entretien à Terre du Ciel.

URL de l'article: http://www.trilogies.org/spip.php?article235

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