Dom Helder Camara : le désert est fertile

Publié le 6 Juin 2012

Larguer-les-amarres.jpg"Partir est avant tout sortir de soi. Briser la croûte d'égoïsme qui essaie de nous emprisonner dans notre "moi". Partir, c'est cesser de tourner autour de soi-même, comme si on était le centre du monde et de la vie.


Partir, c'est ne pas se laisser enfermer dans le cercle de nos problèmes du petit monde auquel nous appartenons ; quelle qu'en soit l'importance, l'humanité est plus grande et c'est elle que nous devons servir.


Partir, ce n'est pas dévorer des kilomètres, traverser les mers ou atteindre les vitesses des supersoniques. C'est avant tout s'ouvrir aux autres, les découvrir, aller à leur rencontre, s'ouvrir aux idées, y compris à celles qui sont contraires aux nôtres, c'est avoir le souffle d'un bon marcheur.
Heureux qui comprend et vit cette pensée : "Si tu n'est pas d'accord avec moi, tu m'enrichis."

Avoir à côté de soi quelqu'un qui ne sait dire qu' "Amen", qui est toujours d'accord, d'avance et inconditionnellement, ce n'est pas avoir un compagnon, mais bien plutôt une ombre : Quand le désaccord n'est pas systématique et tendancieux, quand il vient d'une vision différente, il ne peut qu'enrichir.

Il est possible de cheminer seul. Mais le bon voyageur sait que le grand voyage est celui de la vie, et qu'il suppose des compagnons. Compagnon, étymologiquement, c'est celui qui mange le même pain.

Heureux : qui se sent éternellement en voyage et qui voit dans tout proche un compagnon désiré. Le bon voyageur s'occupe de ses compagnons découragés, las... Il devine, le moment où ils en viennent à désespérer. Il les prend où il les trouve. Il les écoute. Avec intelligence et délicatesse, et surtout avec amour, il leur fait reprendre courage et retrouver goût au voyage."

Un site dédié à la mémoire de Dom Helder Camara

Rédigé par Xénia

Publié dans #Spiritualité

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