La fillette à la trotinette

Publié le 17 Juin 2011

Unique fête de la Résurrection / Ascension / Pentecôte. Unique jour.Jour unique.

 

Des disciples enfermés. Apeurés. Des hommes inquiets.

Les femmes étaient sorties. Elles avaient attendu - mais savaient-elles vraiment ce qu'elles avaient cherché en venant là, devant un tombeau ? Puis le lever du jour, l'apparition du soleil. Et la découverte d'un grand vide. Très vite - tout cela est allé très vite - le temps de se retourner et Il était là. Un nom. Un regard. Et elles étaient envoyées. Vers les hommes. Pour leur dire l'incroyable. Les hommes ont accouru. Cependant ils n'osaient croire. Ils ont vu eux aussi ce grand vide. ils se sont mis à attendre, eux aussi. Mais savaient-ils vraiment ce qu'ils attendaient ?Ils attendaient dedans alors que les femmes avaient attendu dehors. Les attentes, les peurs, les questions sont différentes.

Et pour eux aussi cela est allé très vite. Même pas le temps d'ouvrir la porte qu'Il était là. Non pas une apparition mais une présence qui se révèle, qui traverse les peurs. Il se trouvait là, au milieu d'eux, pour dire PAIX. Et ce qu'Il dit, Il le fait. Ainsi est Dieu.

 

L'Esprit Saint brûle nos coeurs sans les consumer. Nous devenons buissons ardents pour le monde. Il nous faut sortir : Bonne nouvelle ! Paix !

 

Trotinette2.JPG

Jour de la Pentecôte. Il me reste l'image de la fillette qui s'élance sur sa trotinette. Elle se trouve cependant dans une petite cour fermée. Malgré cela elle s'élance, de toutes ses forces. Elle s'élance dans la vie, déjà hors de chez elle, hors de son cadre familial et sécurisant. Elle ne le sait pas mais elle s'est mise en route pour un long voyage. L'élan d'amour ne se laisse pas enfermer. Nos portes, nos grilles, nos barrières, ouvrages dérisoires. Un jour il faut oser, se lancer, prendre son élan et se laisser glisser sur le terrain de la vie. Puis reprendre souffle. Reprendre élan. Et de nouveau se laisser faire. Voici donc la grande respiration de nos vies, entre force et faiblesse, entre volonté et démission, entre jeu et drame.

 

La fillette à la trotinette, c'est l'élan d'amour, qui vient du dedans et du dehors à la fois. C'est le jeu de la vie, le pas dans l'aventure humaine, l'audace et la confiance en soi. La fillette à la trotinette, c'est la force d'être faible.

 

Xénia.

Rédigé par Xénia

Publié dans #Journal

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MICHEMICHE 20/06/2011 19:32


Ma Chère,
Ce que j'aime bien avec toi c'est qu'au moins on sait tout de suite qu'on n'est pas dans du clérical, mais dans du feminisme bon teint et grande largeur ! T'aurais pu parler des myrophores (mais
peut être n'es tu pas encore assez avancée en grec pour pouvoir utiliser un mot savant dont tu ne connaîtrais pas la signification !!???) ou d'apôtres, mais c'est LES FEMMES, LES HOMMES, c'est d'un
chis ma chère !
A propos la petite fille sur la trottinette, c'est toi : je trouve la trottinette un peu trop grande pour tes petites jambes !
J'ai toujours beaucoup de plaisir à lire ta prose, bises, MICHEMICHE


Jean-Marie 17/06/2011 15:32


Un jour quelqu'une fut semblable à la fillette. En nous aujourd'hui quelque chose comme un enfant. L'enfance est une région de nous-mêmes qui ne périt pas. Qui ne subit pas la vie, mais qui
l'annonce.


Zab 17/06/2011 13:57


Merci pour cet élan vers la Vie ! bises à toi !