Pluies et profs

Publié le 14 Février 2013

PLUIES

 

Perles de pluie éparpillées dans l’herbe, étincelantes à la lumière du soir. Tapis scintillant sous mes pas. La nuit est calme, traversée de bruits familiers, proches, sans menaces. Un chien aboie, un bébé vagit, les cochons grognent… Et la nuit suit son cours, transparente aux étoiles. La pluie continue de ce jour a si bien rincé le ciel ! La fraicheur m’accueille au seuil de la maisonnette, blottie au creux du jardin. Je me sens comme dans un écrin de fleurs et de verdure. Les dahlias font deux mètres de haut, les raisins s’offrent, encore verts, aux appétits enfantins. Je suis submergée de verts. De toutes les nuances et de toutes les tailles. Arrêt sur image, je deviens plante vivante. Je suis vivante.

 

Le linge s’attarde sur le fil, pincées aux coins les serviettes restent humides. Elles sèchent les larmes du ciel, mouchoirs offerts à nos petits dieux tristes et insatisfaits.

 

Trombes d’eau. Averses. Pluies passagères. Lorsque le soleil paraît, il fait soudain si chaud ! Cela fait gronder l’orage. Alors ça recommence. Et l’herbe pousse, les dahlias atteindront le toit, puis plus haut, qu’est-ce qu’il y a ? Ils salueront ces dieux-là, ces petites idoles dressées dans nos imaginaires, cachées dans les coins de nos mémoires en sommeil.

 

Et le vent ? Il fait danser le linge qui s’enroule sur son fil. Il entortille nos pensées les plus rigides. Ah la belle entourloupe que ce vent-là qui bouleverse nos idées reçues, construites, échafaudées sur nos belles années ! Faudrait-il tout recommencer ? Toujours ? Reprendre à zéro ?

 

Continuer dans le vent et la pluie. C’est ce qui s’appelle avancer contre vents et marées. L’expression est bien choisie, elle concerne la haute mer de nos vies. Et vogue le navire… Heureusement, il y a un capitaine à bord, sans casquette, sans pompon ni galons, un capitaine d’équipage à son service, un capitaine-Christ.

 Pluie en ville

Pluie en ville... la vie continue... en sandales ou pieds nus, on avance on avance !

 

PROFS

 

Mais la pluie, le vent, tout cela n'empêche pas  de travailler ! Il y a un temps pour tout sur la terre : un temps pour la poésie et un temps pour la pédagogie. J'ai donné une session de français aux enseignants de l'école primaire (des soeurs Carmélites, toujours) à Antsirabe. Des après-midi studieux et joyeux en même temps. Quel enthousiasme de la part de mes "élèves" ! Nous avons passé un très beau moment. 


Profs-Antsirabe.JPG

 Session de français, Antsirabe, les 11 - 12 et 13 février

 

Rédigé par Xénia

Publié dans #MADAGASCAR

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