Publié le 24 Février 2017

l’étrange sentier des mots

les chemins qu’ils tracent
dans mon corps

ma chair suinte
de sons inarticulés

 

l’étrange saveur des mots

leur parfum d’ébauche
dans ma gorge

ils forment une boule
dure à avaler

 

l’étrange ardeur du verbe

son élan irrésistible
le long de ma colonne

il s’agrippe à l’échelle
de mes jours

 

un jour, un mot est lâché

Liberté
il naît de l’angoisse

du doute d’être soi
de l’envie de le devenir

 

le mot voyage et se perd

il s’écoule dans mes veines
devient sang et chair

 

l’étrange parcours de la naissance

ce passage resserré
la porte étroite….

métamorphoses

Intra muros

la carte de mon corps se redessine
mon regard s’allume de l’intérieur
l’œil ne voit plus de la même façon
il est relié à une autre boussole

nouvelle lune sur ma vie de femme
vendanges au printemps
je récolte à contre-saison
des fruits exotiques et délicieux

je suis un jardin où les fruits pétillent
la pomme à croquer
est portée par un arbre qui marche
elle n’est plus offerte
par le serpent mais par la vie
c’est l’arbre qui m’enlace

je suis une fontaine de champagne
les raisin vendangés
ont toutes les couleurs
surtout celle de la liberté
mûris au soleil d’hiver
ils éclatent sous mon palais

 

Xénia

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Rédigé par Xénia

Publié dans #Art-Poésie

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Publié le 14 Octobre 2016

Aujourd'hui j'ai animé un atelier "d'écriture en Je" ou exercice pratique d'auto-louange à Chichery. Nous étions 7 au total et nous avons passé plus de deux heures merveilleuses à écrire, lire et écouter.

Au cours de cet exercice, nous avons pour seule consigne d'écrire un texte en Je, avec amplification et sans mensonges. Le texte final dit qui nous sommes ici et maintenant. "L'enjeu n'est pas d'écrire un "beau texte" au sens littéraire du terme. Il est question de se laisser écrire, de suivre les fils qui se présentent, sans effets, sans artifices, sans intention, sans contrôle." (Marie Milis, auteure de "Exercices pratiques d'autolouange", Payot)

 "Les consignes proposées permettent de se laisser graduellement plus interpeller par le coeur que par la raison. Chaque texte écrit nous rend plus disponible pour aller à la rencontre de nous-même et des autres sans les barrières de l'ego et de l'identification intellectuelle à un rôle ou à un personnage". (Marie Milis)

Voir mon article : Kasalà, poésie d'auto-louange

Prochain atelier : vendredi 13 janvier 2017 à 16h à Chichery, rue du Puits d'Hiver

Je suis lune

Je suis lune accrochée au ciel

source de lumière dans la nuit

 

lune luminescente

je suis blanche dans le noir

 

la chouette ne m’effraie

ni la chauve-souris

 

nul ne peut me détourner de ma course

ce que j’ai à faire, je le ferai

 

je le ferai dans l’ombre

car c’est là que je luis

 

je suis l’œil du veilleur

dans les ténèbres épaisses

 

masquée par la paupière des nuages

je brille encore, en secret

 

je suis force d’attraction

marée des hommes en mer

 

marée des femmes en leur intime

je suis cycle de vie

 

je suis cette vie qui me traverse

lumière qui n’éblouie pas

 

qui permet juste de voir à quelques mètres

qui permet juste de faire un pas après l’autre

 

je suis lune qu’on décroche

lune si proche quand le jour baisse

 

lune amie des hommes

parfois détournée par le ciel

 

je laisse à frère soleil

la gloire du jour

 

autour de moi étoiles par myriades

toute la clarté de l’univers

m’accueille chaque nuit

 

je suis lune reine des astres

pleine, ronde, généreuse

rousse, blonde, blanche

 

je deviens croissant, je deviens berceau

j’attire les regards des explorateurs et des pirates

je capte les murmures des amoureux

 

je suis l’écho des chuchotements du ciel

le coffre scellé du silence de Dieu

 

Christelle

Atelier d’auto-louange

Chichery le 14 octobre 2016


 

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Rédigé par Xénia

Publié dans #Art-Poésie

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Publié le 22 Septembre 2016

Les expériences de mort imminente et la possibilité d'une vie après la mort.

Notre esprit peut-il survivre à la mort ?
Que se passe-t-il après ? Où allons-nous ?
Des êtres qui nous étaient chers peuvent-ils toujours nous voir
et nous ressentir après leur décès ?
Quels sont leurs messages ?

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Rédigé par Xénia

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Publié le 18 Juillet 2016

Les Dialogues avec l'ange sont « un guide pratique pour notre période de transition », disait Gitta Mallasz. Il s’agit d’un texte, aux accents messianiques, mais qui incite à l’éveil spirituel, en exaltant aussi les valeurs contemplatives : silence et joie.

Gitta Mallasz : "L'ange est ma moitié vivifiante et moi je suis sa moitié vivifiée. Il est ma préfiguration dans l'invisible et moi je suis la figuration dans le visible. Il est mon pareil intemporel et moi je suis son pareil limité par le temps. il est mon complément intuitif dans l'esprit et moi je suis son complément exécutif dans la matière. Mais nous sommes un ! Il est mon corps de lumière et moi je suis son corps de matière mais nous sommes un ! Donc à la place de la lumière sans corps, à la place du corps sans lumière il y aura l'homme, les deux amants réunis. Ciel et terre unis. Une seule personne, une seule lumière qui a un corps."

Qu'est-ce qu'un ange ? C'est "votre complément individuel de lumière, votre moitié". C'est la partie de nous-même que nous ne connaissons pas encore.

Comment découvrir l'ange ? "Par votre soif ! Au moment où vous avez tellement soif, où vous êtes tellement non satisfait de votre vie d'aujourd'hui, une autre perspective s'ouvre." Il faut être dans l'angoisse, dans le refus de ce monde tel qu'il est organisé. "La révolte intérieure est un tremplin pour un plus"

"Chaque homme a un ange. Il faut un certain degré de maturité pour entendre son ange, maturité des organes des sens intérieurs capables de capter cela. il faut être capable de le supporter. Nous sommes tous sur une gamme infinie de développement, d'évolution individuelle."

"La lumière, nous la ressentons intérieurement. C'est une intensité de vie autre que l'intensité de vie ordinaire."

L'ange et les religions. "Dans ce dialogue, l'essentiel des religions n'est pas oublié mais surpassé. Les religions sont un tremplin pour une nouvelle évolution. Si la religion n'est qu'une forme, elle se raidit. Mais si elle reste vivante, elle est vivifiante ! Ce que dit l'ange est au-delà de toute Église, au-delà de toute forme, car l'Église est déjà une forme. L'ange annonce une nouvelle forme de vie, une nouvelle consistance de vie qui est votre corps matière-lumière. Le corps matière-lumière est le point central."

Responsabilité envers la terre. "Les gens vont s'éveiller à leur responsabilité envers la terre, comme ils s'éveilleront à leur responsabilité envers l'ange et la lumière. Le haut et le bas vont ensemble. C'est un même mouvement. Et l'homme est au milieu."

"Les gens se plaisent dans leur malheur. Chaque malheur nous montre comment nous pourrions sortir de lui. Donc, si nous le regardons, le malheur devient une bénédiction." Chacun doit devenir responsable de lui-même et ne pas faire porter la responsabilité aux autres, à la société, aux parents, etc.

"L'ange nous enseigne d'aimer les produits de la terre et de mener une vie joyeuse. L'ange dit : la joie est l'ère du monde nouveau."

La mort. "La mort n'est pas une fin, c'est une transition vers la vie. L'ange dit : la vie est une et indivisible. On ne peut pas la couper en petits morceaux comme le pensent ceux qui croient en la réincarnation. Je suis sûre qu'au moment de ma mort, je me reposerai un peu et que j'accepterai un corps approprié pour une nouvelle tâche.

Parole de l'ange : "La lumière s'habille de matière. Le ciel descend, sagesse. La matière sagesse en est le fruit. La création porte du fruit. Lumière tangible. Matière lumière. Soyez dans l’allégresse !"

"Ne participe pas aux ténèbres mais rayonne la lumière, toujours et partout, alors les ténèbres s’enfuiront."

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Symbole du chandelier

Symbole du chandelier

Faire-part de Gitta Mallasz

Faire-part de Gitta Mallasz

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Rédigé par Xénia

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Publié le 7 Juin 2016

Je te demande de m'écouter - Jacques Salomé

« Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.
Quand je te demande de m’écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes quand tu tentes de m’expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.
Quand je te demande de m’écouter et que tu t’empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois encore plus en perdition.
Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.
Quand je te demande ton écoute, je te demande d’être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J’ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.

Oui simplement m’écouter… sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d’appropriation de ce que je te dis.
Écoute, écoute-moi quelquefois !
Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter. Au plus proche de moi.

Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j’essaie de me dire, car c’est cela le plus difficile.
Ne m’interromps pas dans mon murmure, n’aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Je ne me sers pas de toi, mais c’est vrai, j’ai besoin de toi à ce moment-là.
Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j’essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J’accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j’ai été longtemps dépossédé.

Oh non ! Je n’ai pas besoin de conseils ou de rassurances dans ces moments-là! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.
Quand je me sens écouté, je peux enfin m’entendre.
Quand je me sens écouté, je peux entrer en reliance. Établir des ponts, des passerelles, certes incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j’avance.
Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations, donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions.
Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l’écoute de ma vie. Oui, ton écoute peut être passionnante

S’il te plaît écoute et entends-moi.
Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je puisse terminer et je t’écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi plus ouvert à toi. »

Jacques Salomé

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Rédigé par Xénia

Publié dans #Psy

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Publié le 26 Mai 2016

En cherchent le bonheur pour nous-même, toujours il nous échappera. En le cherchant pour les autres, toujours nous le trouverons.

Les circonstances ne font pas l'homme, elles le révèlent.

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Rédigé par Xénia

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Publié le 25 Mai 2016

Nicole Dron a vécu une célèbre expérience de mort imminente, dont elle relate ici les principaux moments : sortie de son corps, rencontre avec différents êtres, enseignements sur l'Histoire de l'Humanité, sur notre avenir collectif si nous ne changeons rien... Elle nous explique en quoi cette expérience a transformé sa vision de la vie, du destin, et nous montre la nature divine de notre conscience.

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Rédigé par Xénia

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Publié le 6 Mai 2016

Sculptures d'Alexander Milov pour le festival Burning man 2015Sculptures d'Alexander Milov pour le festival Burning man 2015
Sculptures d'Alexander Milov pour le festival Burning man 2015Sculptures d'Alexander Milov pour le festival Burning man 2015

Sculptures d'Alexander Milov pour le festival Burning man 2015

La danse de la réalité

« Avant toute chose, tu devrais avoir le droit d’être engendré par un père et une mère qui s’aiment, au cours d’un acte sexuel couronné par un orgasme mutuel, afin que ton âme et ta chair prennent racine dans le plaisir. Tu devrais avoir le droit de n’être ni un accident ni une charge, mais un individu attendu et désiré de toute la force de l’amour, comme un fruit qui donne du sens au couple, lequel devient désormais une famille. Tu devrais avoir le droit de naître avec le sexe que la nature t’a donné. (C’est un abus de dire : « Nous attendions un garçon et tu es une fille », ou vice versa.) Tu devrais avoir le droit d’être pris en compte dès le premier mois de ta gestation. À tout instant la femme enceinte devrait accepter le fait qu’elle est deux organismes en voie de séparation et non un seul qui s’étend. Personne ne peut t’accuser des accidents pouvant survenir pendant l’accouchement.

Ce qui t’arrive dans la matrice n’est jamais de ta faute : par ressentiment contre la vie, la mère ne veut pas accoucher et, à travers son inconscient, t’enroule le cordon ombilical autour du cou et t’expulse, incomplet, avant terme. Comme on ne veut pas te mettre au monde, parce que tu es déjà un tentacule de pouvoir, on te retient plus de neuf mois tandis que le liquide amniotique sèche et que ta peau se brûle ; on te fait tourner jusqu’à ce que tes pieds, et non ta tête, entament le glissement vers la vulve, comme les morts vont à la niche, les pieds devant ; on te gave plus qu’il ne faut pour que tu ne puisses pas passer par le vagin, la naissance, heureuse, étant remplacée par une froide césarienne, qui n’est pas un accouchement mais l’extirpation d’une tumeur. Refusant d’assumer la création, on ne collabore pas avec tes efforts et sollicite l’aide d’un médecin qui t’opprime le cerveau avec ses forceps ; souffrant d’une névrose de l’échec, on te fait naître à moitié étouffé, tout bleui, t’obligeant à imiter la mort émotionnelle de ceux qui t’ont engendré…

Tu devrais avoir le droit à une profonde collaboration : l’envie d’enfanter de la mère doit être aussi grande que l’envie de naître du bébé, fille ou garçon. L’effort sera mutuel et bien équilibré. À partir du moment où cet univers te produit, tu as le droit d’avoir un père protecteur, qui soit présent tout au long de ta croissance. De même qu’on donne de l’eau à une plante assoiffée, tu as le droit, quand tu t’intéresses à une activité, de te voir offrir le plus grand nombre de possibilités afin que tu te développes sur le sentier que tu as choisi. Tu n’es pas venu pour réaliser le plan personnel d’adultes t’imposant des objectifs qui ne sont pas les tiens, le principal bonheur que t’autorise la vie est de te permettre de t’atteindre toi-même.

Tu devrais avoir le droit de posséder un espace où pouvoir t’isoler pour construire ton monde imaginaire, de voir ce que tu veux sans que ton regard soit limité par des morales caduques, d’entendre ce que tu désires, même si ce sont des idées contraires à celles de ta famille. Tu n’es venu réaliser personne d’autre que toi-même, tu n’es venu occuper la place d’aucun mort, tu mérites d’avoir un nom qui ne soit pas celui d’un parent disparu avant ta naissance : quand tu portes le nom d’un défunt, c’est parce qu’on t’a injecté un destin qui n’est pas le tien, usurpant ton essence. Tu as parfaitement le droit de ne pas être comparé ; aucun frère, aucune sœur ne vaut plus ou moins que toi, l’amour existe quand on reconnaît l’essentielle différence.

Tu devrais avoir le droit d’être exclu de toute querelle entre tes parents, de ne pas être pris comme témoin dans les discussions, de ne pas être le réceptacle de leurs angoisses économiques, de grandir dans une ambiance de confiance et de sécurité. Tu devrais avoir le droit d’être éduqué par un père et par une mère guidés par des idées communes, ayant aplani entre eux, dans l’intimité, leurs contradictions. S’ils divorcent, tu devrais avoir le droit de ne pas voir les hommes avec les yeux pleins de ressentiment d’une mère, ni les femmes avec les yeux pleins de ressentiment d’un père. Tu devrais avoir le droit qu’on ne t’arrache pas du lieu où tu as tes amis, ton école, tes professeurs préférés. Tu devrais avoir le droit de ne pas être critiqué si tu choisis un chemin qui n’était pas dans les plans de tes parents ; d’aimer qui tu veux sans avoir besoin d’approbation, et, quand tu t’en sens capable, d’abandonner le foyer et de partir vivre ta vie ; de dépasser tes parents, d’aller plus loin qu’eux, de réaliser ce qu’ils n’ont pu réaliser, de vivre plus longtemps qu’eux. Enfin, tu devrais avoir le droit de choisir le moment de ta mort sans que personne, contre ta volonté, te maintienne en vie. »

Extrait de La danse de la réalité, ed. Albin Michel (Espaces libres), p. 66 +

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Rédigé par Xénia

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Publié le 25 Avril 2016

Le kasàlà est un art oral africain appelé « poésie d’autolouange déclamée ».  Enrichi par l’écriture grâce à Jean Kabuta, professeur de linguistique africaine, cet exercice, qui se pratique en groupe, est désormais proposé comme une  « école d’émerveillement » par son auteur pour toutes les personnes désirant mieux se connaître et souder le groupe (familial, amical, professionnel, etc.) auquel elles appartiennent.

Non seulement le kasàlà rend possible la reconnexion à l’autre et à soi, mais le travail qu’il exige s’apparente à la méditation et cet effort d’introspection qui conduit à une meilleure connaissance de soi et, par voie de conséquence, à l’éveil de soi.

Extraits de l'interview du prof. Jean Kabuta

C’est un art

C’est l’art de s’émerveiller, l’art de dire les bonnes nouvelles, l’art de la célébration de la vie, l’art de dire la beauté et la force de l’être, de cultiver des fleurs plutôt que de passer son temps à arracher des mauvaises herbes. C’est l’art du lien avec l’autre, l’environnement, avec la vie et avec soi-même.

C’est une révélation

C’est la révélation de l’être : percevoir la vérité cachée en soi et chez les autres, aller chercher les richesses enfouies au fond de l’être et les révéler à la communauté et à la personne elle-même car on ne sait pas toujours qui est présent en soi.

C’est le travail d’être humain

Le kasàlà est le véhicule par excellence de l’ubuntu, de l’art d’être humain (Concept de l’ubuntu : une définition commune en donne pour sens « la qualité inhérente au fait d'être une personne parmi d'autres personnes ». Le terme ubuntu est souvent lié au proverbe « Umuntu ngumuntu ngabantu » signifiant approximativement : « Je suis ce que je suis parce que vous êtes ce que vous êtes », ou d'une manière plus littérale : « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». En d'autres termes, l'idée d'ubuntu est celle d'une incitation réciproque, d'un partage qui construit mutuellement les êtres. Wikipedia)

Être humain, c’est chaque jour être plus humain que la veille. C’est un travail difficile qui demande une incarnation de tout instant. Il demande de ne pas éluder la souffrance mais d’en faire un tremplin, de faire en sorte qu’elle nous projette au-delà de nous-même. C’est la posture que le pratiquant de kasàlà adopte dans la vie : il est présent, il agit.

« De la présence à l’action » : telle est la devise de l’ONG Kasàlà à Kinshasa. On ne se contente pas de faire des louanges, mais on est dans l’action. Le kasàlà est un outil de développement inspiré par l’Afrique.

C’est le moment où on s’arrête

Je n’ai pas encore atteint mon but et je ne l’atteindrai jamais. Ce qui est important, c’est que je suis en chemin. La vie consiste pour moi à marcher et quelque fois à s’arrêter pour que mon âme me rejoigne.

Le kasàlà est le moment où on s’arrête, où on se reconstruit, où l’on reprend des forces pour continuer à aller toujours vers l’horizon et, à un moment donné, de nouvelles perspectives apparaissent.

Vive le kasàlà, c’est une philosophie, c’est une manière d’être au monde, c’est une posture. C’est la raison pour laquelle c’est extrêmement difficile parce que ça demande une cohérence de chaque instant.

Nous sommes invités à devenir un livre que même un analphabète peut lire, c’est-à-dire à être à tel point dans la cohérence que le corps dit ce qu’on porte.

C’est une démarche particulière d’inspiration africaine et qui permet à l’homme d’Afrique de contribuer à la construction de l’humanité, à celle de l’homme.

C’est un instrument de paix dans la mesure où je me révèle, où vous vous révélez, nous avons l’occasion de nous connaître dans ce que nous avons de meilleur. Dans ces conditions-là, il n’est plus possible de développer des préjugés. On se perçoit et on se rencontre. Il permet de mieux se connaître, mieux vivre et être ensemble. On peut conjuguer récit de vie et kasàlà pour amener l’homme à cette authenticité. On s’exerce à faire la louange de celui qu’on n’aime pas, à reconnaître chez « l’ennemi » ses forces et ses qualités : c’est pourquoi c’est le véhicule par excellence de la paix. Lorsqu’on le pratique, on sent effectivement la paix parce qu’on se rencontre soi-même et on rencontre l’autre.

Cette philosophie de vie est un joyau que l’Afrique nous offre.

On peut faire le kasàlà à l’occasion de multiples rencontres, fêtes, mariages, deuils, anniversaires… Il a aussi un caractère transculturel.

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Rédigé par Xénia

Publié dans #Art-Poésie

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Publié le 7 Mars 2016

Rédigé par Xénia

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